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Copropriétés : comment réduire la consommation d’eau ?

Les préoccupations environnementales sont au cœur des questionnements des individus. De part et d’autre, des moyens d’améliorer l’impact de l’homme sur la planète et ses ressources se posent. Les Français consomment, en moyenne, 148 L d’eau par personne et par jour. Le nombre de m3 puisés pour subvenir aux besoins en eau du territoire est conséquent. Pourtant, de nombreux foyers consomment bien plus que nécessaire. C’est d’autant plus perceptible en copropriété, où les résidents n’ont pas forcément conscience de leur consommation. Comment réduire le volume d’eau consommé en copropriété ?

Le risque de la surconsommation d’eau en copropriété

En 2015, une étude révèle que la France puise 5,5 milliards de mètres cubes d’eau chaque année afin de subvenir aux besoins des habitants. Ce besoin a probablement continué d’augmenter dans les dernières années, poussé par le réchauffement climatique qui déséquilibre les pluies et, en prime, les confinements. Ces derniers, en effet, ont concentré les gens chez eux, les menant à potentiellement utiliser davantage d’eau. Un habitant doit également prendre en compte son empreinte eau, à la manière d’une empreinte carbone. Cela inclut tant l’eau courante que l’eau dite virtuelle, nécessaire au fonctionnement ou à la production de biens et services. L’empreinte eau d’un Français représente ainsi près de 169 mètres cubes d’eau.

La consommation d’eau d’un habitant, toutefois, dépend de nombreux critères. Certaines régions, par exemple, seront plus consommatrices – telles que le Sud, entre sécheresse et piscines privées. D’autres, notamment dans le Nord, consommeront moins à cause du prix de l’eau, plus cher. Bien sûr, des différences s’établiront aussi entre le type de foyers ou la composition des ménages et la taille des biens. Les copropriétés, tout particulièrement, se révèlent assez dangereuses pour cette ressource naturelle. Dans de nombreux cas, en effet, les copropriétés dépendent d’un compteur d’eau unique, ne permettant pas aux résidents de visualiser leurs consommations individuelles.

L’individualisation du comptage : une méthode plus écologique

Le comptage d’eau en copropriété peut s’effectuer de plusieurs façons. Certaines sont plus avantageuses que d’autres, que ce soit d’un point de vue écologique ou économique. Les syndicats ont tendance à préférer le comptage d’eau par une répartition en fonction des tantièmes généraux, qui est plus simple. Toutefois, cette méthode de comptage est celle qui est le moins juste. Dans la pratique, il faudrait que tous les appartements soient identiques, qu’ils soient composés similairement et que les modes de vie soient les mêmes pour que cette méthode soit efficace. Avec cette méthode, les résidents paient donc un montant qui ne dépend pas de leurs consommations réelles. Ils n’ont, surtout, aucune visibilité sur la quantité d’eau consommée.

Pour améliorer cette méthode, il est possible d’opter pour des compteurs divisionnaires, qui permettent d’ajuster les consommations par lots. Des spécialistes tels que Trybatec conseillent, notamment, sur les avantages à implémenter ce type de compteur au sein des copropriétés. Le premier, bien sûr, est que cela permet de réduire jusqu’à 20 % des factures d’énergie payées par les résidents, qui sont facturés pour leur usage réel. De plus, cela permet de les responsabiliser. Ils disposent d’un accès à leur consommation et se rendent mieux compte de la dépense énergétique. Près de 15 à 20 % de réduction de consommation d’eau sont observés avec ces compteurs individuels.

Comment installer un compteur d’eau individuel en copropriété ?

Afin de réaliser cette installation, il faut suivre certaines procédures. En effet, pour mettre en place un compteur d’eau individuel en copropriété, il faut l’accord du syndicat. L’individualisation se décide donc au cours d’une Assemblée Générale, à la majorité absolue des copropriétaires. Les prérequis peuvent toutefois évoluer en fonction du règlement de la copropriété. L’individualisation devra, en prime, concerner l’ensemble des locaux desservis.

Il y aura, en plus, certains critères techniques à vérifier avant de réaliser les installations. Les locaux doivent être équipés des bonnes alimentations et répondre, par exemple, à la norme NF EN 1717. Les compteurs doivent être branchés en parallèle et demeurer accessibles pour des relèves éventuelles. Il faudra par la suite contacter le syndicat des eaux de sa région, en leur adressant un dossier complet avec les plans, la liste des locaux ou encore le certificat de conformité des installations. Une fois l’installation effectuée, chaque usager réalise ainsi sa propre demande d’abonnement.

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