Canicule : restriction d’eau dans 39 départements

Les fortes chaleurs ne semblent pas vouloir cesser et la canicule va encore durer plusieurs jours. Pour faire face à toutes ses conséquences, notamment la sécheresse, 39 départements français ont instauré des restrictions sur l’usage de l’eau.

Dispositif canicule et catégorie crise

La journée d’après-demain, mardi 7 août sera sans doute la journée la plus chaude de l’année pour de nombreux départements français. Si le dispositif canicule a été mis en place sur la quasi-totalité du territoire, seuls 39 départements ont été placés dans la catégorie « crise » ; un extrême employé pour les situations les plus critiques.

La mise en place du dispositif canicule est toujours déterminée par les prévisions et les alertes de Météo-France. La définition d’une canicule varie d’une région à une autre (selon les habitudes du climat local, évidemment), mais garde comme constante d’être déterminée par une trop faible chute des températures entre le jour et la nuit, en plus des températures plus élevées que la moyenne.

Le dispositif canicule prévoit alors la mise en place de nombreux moyens médicaux et locaux pour lutter contre la chaleur. La catégorie crise, elle, concerne les cas de canicule les plus extrêmes et prévoit la mise en place de nombreuses restrictions, notamment concernant l’utilisation de l’eau. Aujourd’hui, 39 départements français se trouvent dans cette situation.

La nature de ces restrictions d’eau

La décision de mettre en place des restrictions de l’usage de l’eau se fait par le biais d’un arrêté préfectoral qui cible certaines zones à haut risque sans s’appliquer systématiquement à tout le département. La catégorie « crise » est celle qui prévoit les plus nombreuses restrictions et les applique aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels, même ceux de l’agriculture et de l’élevage.

La catégorie « crise » prévoit ainsi, selon le site du ministère de l’Intérieur, « un arrêt des prélèvements non-prioritaires y compris des prélèvements à des fins agricoles […] pour faire face à une insuffisance de la ressource en eau en période d’étiage. Seuls les prélèvements permettant d’assurer l’exercice des usages prioritaires sont autorisés (santé, sécurité civile, eau potable, salubrité) ».

Concrètement, pour les particuliers, cela se traduit par une interdiction de l’arrosage des pelouses, des plantes, et même des potagers. Il est également interdit de remplir sa piscine ou de nettoyer sa voiture. Il est conseillé de privilégier les douches rapides et d’éviter tout gaspillage de l’eau alors que de nombreux points d’eaux à travers le pays sont en état de sécheresse critique.

Des répercussions sur l’agriculture

Les particuliers ne sont pas les seuls concernés par cette interdiction et les agriculteurs également doivent prendre des précautions. Cette situation a de nombreuses répercussions sur leur travail, notamment sur leur emploi du temps puisqu’il est interdit d’arroser les cultures en journée où la forte chaleur empêche l’eau de pénétrer la terre avant de s’évaporer.

Ensuite, même si les fortes chaleurs augmentent justement les besoins en eau des plantations, les agriculteurs doivent résister à la tentation et prendre le risque de perdre une partie de leur récolte plutôt que de mettre en péril l’écosystème qui entoure leur ferme en l’asséchant davantage. Nul doute que les répercussions sur le rendement de leur exploitation seront importantes.

Enfin, pour les agriculteurs qui exploitent des animaux d’élevage, ils doivent redoubler de soins envers les bêtes. Pas question alors de les envoyer paître toute la journée ; il faut les garder à l’ombre, au frais, bien hydratée et bien nourries. Évidemment, l’eau à destination de l’hydratation des animaux n’est pas restreinte. Par ailleurs, une bête qui boit beaucoup est également une bête qui mange moins. De ce côté-là, les agriculteurs feront des économies.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *