Augmentation du prix de l’eau potable : l’anticipation des Deux-Sèvres

Pour maintenir les réseaux d’eau potable des villes françaises en état, certains commencent à préconiser l’augmentation d’un euro du prix du mètre cube. Certains départements français, comme les Deux-Sèvres, avaient anticipé cette problématique et pourront ainsi limiter cette augmentation entre 30 et 50 centimes.

Pourquoi rénover et améliorer les réseaux d’eau ?

Les réseaux d’acheminement de l’eau potable aux habitations et aux commerces ont, pour la plupart, été installés il y a plus de cinquante ans. Ces réseaux vieillissent et ils ont besoin d’être fréquemment entretenus quand ils ne doivent pas, en plus, être rénovés. Mais pourquoi est-il si important d’entretenir et de rénover ces réseaux de l’eau potable ?

En réalité, c’est principalement parce que, de la qualité des réseaux d’acheminement, dépend la qualité de l’eau. D’abord, parce que des canalisations trop vieilles ou en mauvais état peuvent participer à la contamination de l’eau. C’était pour cette raison que les canalisations en plomb avaient été interdites il y a quelques décennies.

Enfin, les méthodes d’assainissement de l’eau évoluent et s’améliorent en permanence. Elles y sont d’ailleurs contraintes par l’évolution des défis qui se posent à elle. Par exemple, la multiplication des épisodes de sécheresse et la pollution de plus en plus importante des sols et des nappes phréatiques obligent les compagnies des eaux à adapter leurs infrastructures et leurs moyens d’assainissement.

Le cas particulier des Deux-Sèvres

Dans le département des Deux-Sèvres, le contrôle de la qualité de l’eau potable a toujours été une préoccupation un peu plus élevée que pour les autres départements. Pourquoi ? Parce que le département se trouve être le point de départ de nombreuses rivières. En cas de variation de leur niveau (pluie ou sécheresse), cela a de grandes répercussions sur la qualité de l’eau. Résultat, la vigilance a toujours été plus grande.

Cette grande vigilance et ce statut de département à risque ont poussé les Deux-Sèvres à réviser sa copie en matière de réseau dès 2004. En effet, les Deux-Sèvres a été le seul département français à mettre en place les recommandations de l’OMS de l’époque quant au développement d’un plan de gestion de la sécurité sanitaire des eaux.

Ce plan de gestion a permis au conseil départemental de réorganiser la gestion du réseau en diminuant le nombre d’intermédiaires et d’entreprises impliqués. Certaines rénovations ont été entreprises il y a déjà quelques années et celles que le ministère de l’Écologie recommande coûteront alors beaucoup moins chères. Ainsi, les Deux-Sèvres pourront limiter l’augmentation du prix du mètre cube d’eau entre 30 et 50 centimes.

Des économies à la clé

Si ces mesures de rénovation et de modernisation des réseaux d’alimentation en eau des communes françaises coûteront de l’argent au contribuable, elles permettront également de réduire considérablement le gaspillage de l’eau potable. Effectivement, une infrastructure vieillissante est une infrastructure sujette aux fuites.

Ce gaspillage de l’eau lié aux fuites sur le réseau coûte, chaque année, des milliers d’euros à la commune. Un réseau plus moderne permet donc de réaliser certaines économies, notamment parce qu’il n’est plus nécessaire de faire intervenir des équipes d’urgence. La diminution du gaspillage de l’eau est également un argument écologique de poids.

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